lundi 23 mars 2009

Sydney varia - 165 jours de voyage

Et oui! Me voilà rendu à la fin de mon aventure. Dans quelques 72 heures, je quitterai avec regret Sydney, et avec encore plus de regret, je laisserai derrière moi Lauchar qui continue son contrat de travail ici. Après 165 jours de voyage, voilà pour moi venu le temps de rentrer à la maison. Japon, Cambodge, Thaïlande, Australie, que d'aventures!

Voici un petit dernier tour de Sydney. Des vues du pont au coucher du soleil, et du fameux opéra. Un "rush hour" de voiliers et bateaux alors que nous nous rendions à Manly Beach samedi dernier. Un grand voilier qui date de 1922, et qui a d'ailleurs participé au rendez-vous de grands voiliers à Québec '84, et sur lequel nous avons monté pour un BBQ de fin de journée (il ne faut surtout pas appeler cela un souper-croisière, ça m'a tout pris pour faire monter Lauchar à bord de ce vaisseau). Deux stations de trains, dont ma préférée, Museum, pour son cachet autenthique d'antan. Ma piscine de prédilection, Andrew Charlton, sur le bord de la mer, avec eau salée. Quelques vues du jardin botanique de Sydney, et finalement un coucher de soleil, dans le parc juste en face de l'appartement de Lauchar, à Surry Hills.

Merci à tout ceux qui ont suivi ce petit blogue et qui m'ont fait part de leur commentaires. Ce fût toujours apprécié.

À ceux qui s'inquiètent de la fin de ce blogue, il me reste bien quelques centaines de photos que je n'ai pas utilisées ici, alors on ne sait jamais! Et puis, ce n'est certainement pas mon dernier voyage.

Déjà des plans de retour en Australie se dessinent! À suivre...

























































mercredi 18 mars 2009

Canberra, capitale (de l'ennui)

Canberra est situé à 260 kilomètres au sud ouest de Sydney. Nous y sommes allé dans un voyage d'un jour avec Caitlin, une amie de travail de Lauchar, son copain, Pete et une de leur amies, Katerine. Encore une fois, beaucoup de route en une journée pour aller voir Canberra, la capitale de l'Australie.

Canberra rivalise avec Ottawa dans l'obtention du titre de ville la plus ennuyeuse du monde! Au moins à Canberra, on peut voir des kangourous. C'était d'ailleurs un des buts de cette journée, je voulais voir des kangourous à l'état sauvage. Tout au long de la journée, j'en ai vu plusieurs, mais mort sur le bord de la route, des kangourous "roadkill"; comme c'est tout de même pas mal plus gros qu'une marmotte, c'est assez surprenant. Il nous aura fallu attendre la fin de la journée, sur le retour, pour observer une vraie horde de kangourous sauvages dans un champs. Ils étaient bien une soixante au moins. Dès que je suis sorti de la voiture pour prendre quelques photos, ils se sont enfuis au loin. C'est qu'à l'état sauvage, les kangourous ont plutot peur des humains. En fait, les fermiers les abbattent volontiers, car ils mangent leur semance et leur champs, et ruinent ainsi leurs récoltent. Pour les fermiers, les kangourous ne sont que des gros rats.

Nous sommes aussi allé à Canberra pour visiter la Galerie Nationale de l'Australie, important musée. En fait, dans cette ville, à part le musée et le parlement, il n'y a strictement rien à voir ou à faire. Le musée abrite un très joli parc de sculpture, dont cette journée là, une installation d'un artiste japonais, qui distille de la vapeur dans une petite forêt. Assez réussi, on se croirait tout à coup en pleine jungle.

Sinon, et bien, nous avons visité le parlement australien, la chambre des communes, la verte, et la chambre du sénat, la rouge. Drôle de parlement, architecture très post-moderne, un toit gazon et certains certains choix assez discutables. Une entrée tout de marbre, vert et gris, donne l'impression d'un centre d'achat des années quatre-vingt. Étrange bâtisse! Au moins, ici en Australie, les sénateurs sont élus! On devrait s'en inspirer pour donner un peu plus de validité à notre sénat.

Ah oui! J'ai aussi conduit, sur environ 500 mètres, mais bon. Quelle bizarre d'idée de mettre un volant à droite dans une voiture. Moi qui commence à peine à savoir où regarder pour traverser la rue, conduire était fascinant. Comme s'il fallait que je remplace mon cerveau droit par le gauche!

Bon, belle journée, avec encore une fois beaucoup de route. Mais le retour au coucher du soleil nous a donnée des vues magnifiques sur la campagne australienne.

Voir Canberra et survivre.







































mercredi 11 mars 2009

Palm Beach, une (autre) journée sur la plage

Oubliez Palm Beach, Florida. Voici Palm Beach, New South Wales, Australie!

Eh oui! Une autre journée sur la plage. Une des plus belle plage sinon LA plus belle plage dans les environs de Sydney. Seul inconvénient, elle en est un peu éloignée: un bon deux heures de transport en commun pour s'y rendre. Mais le déplacement en vaut le coût!

Palm Beach est un bras de terre, une longue pointe qui entre dans l'océean Pacifique sur un axe nord-sud. Au sud de la plage, une communauté de (mutli)millionnaires se prélace dans des maisons à faire rêver. Accrochées dans une petite falaise, la pluspart de ces maisons ont une piscine sur un grand deck qui donne sur l'océan. Grrrrr! Si je pouvais un jour choisir les putains de bon six chiffres sur quarante-neuf, c'est peut-être ici que je viendrais dépenser le gros lot!

À son extrémité nord, la plage donne sur un parc protégé, la pointe du bras de terre. En fait, pour s'y rendre on traverse une dune recourverte d'une épaisse brousse qui abrite quantités d'araignées. Cette dune sépare le bras de terre, avec d'un côté l'océan pacifique et de l'autre un paisible lagon qui abrite le port où les riches ont leurs bateaux. Au bout d'un long sentier de sable, on débouche sur un chemin menant vers la petite montagne qui abrite le phare de la pointe qui date de 1850. Abrupte mais agréable chemin, qui nous récompense une fois arrivé au sommet, par des vues splendides de la pointe, des plages, et de la mer. Les lauriers roses sont des arbres, le vent est chaud, la plage presque déserte. Deux lifeguards s'ennuient en baillant. Béatitude.































mardi 10 mars 2009

Le Mardi Gras de Sydney

Traditionnellement, le Mardi Gras est une fête chrétienne permettant aux bons croyants de bien festoyer avant de commencer le long Carême qui les mènera à Pâques. Mais à Sydney ces jours-ci, Mardi Gras prend une toute autre forme! Et c'est pas peu dire.

Depuis maintenant 25 ans, un défilé gay a lieu dans les rues de la ville. Et cette année n'a pas fait execption. Évidemment au début, il s'agissait de revendiquer des droits pour les homosexuels et lesbiennes d'Australie. Encore aujourd'hui, on revendique (les unions de conjoint de même sexe ne sont pas reconnus devant la loi en Australie contrairement au Canada) mais on fait beaucoup plus la fête qu'autre chose. Et une très grosse fête, qui clos 10 jours de célébrations, de party divers, de festival de film et théâtre gay et lesbien. Nous avons d'ailleurs vu trois pièces de théâtre dont une assez réussie.

Lauchar et moi y avons assisté samedi dernier, comme plus de 400 000 personnes, selon les chiffres publiés par les autorités le lendemain. Tout le monde s'amène de bonne heure pour avoir une place de choix. Ce que nous aurions peut-être dû faire Lauchar et moi, pour voir un peu plus le défilé comme tel.

La parade se mettait en branle (sans mauvais jeu de mots) vers les 19H30 et traverse la ville sur les rues Oxford et Flinders sur près de 3 kilomètes. Quelle foule intense! La pluspart des gens sont déguisés pour l'occasion ce qui ajoute grandement au caractère festif de la chose. C'est un véritable Mardi Gras en ce sens.

Le défilé, à tout honneur tout seigneur, est ouvert par les Dykes On Bikes, association de lesbiennes qui font de la moto, suivi de près par leur confrères masculin, Gays On Bikes. J'ai toujours trouvé ces cortèges assez drôle dans leurs compositions hétéroclites de groupe n'ayant peu de rapport les uns aux autres: les LifeGuard gay, les grand-mères lesbiennes, suivi des adeptes du masochisme, puis des juifs gay, des pompiers, des policiers, etc.etc. Il y a souvent des contradictions assez rigolotes dans ces défilés; ici à un Sydney, un groupe paradait pour les amoureux du cuir, les hommes tout habillés de cuir, et 2 chariots plus loin, on retrouvait les lesbiennes contre le cuir, qu'elles proclament cruel envers les animaux! Enfin, il faut de tout pour faire un monde!

Personnellement, le chariot que j'ai pu voir que je préfère, est celui d'Amnisty International, qui nous rappelle qu'encore à ce jour, dans plus de 7 pays au monde, l'homosexualité est puni par peine de mort. Quand même, la peine de mort! Sortira-t-on enfin un jour du moyen-âge?

Vu la foule dense et compacte, nous avons difficilement trouvé une place pour bien voir la parade et avons décidé de marcher le long de la foule pour entrevoir quelques chars alégorique et prendre le poul de cette foule. Une fois la parade terminée, la rue est resté fermé une bonne partie de la nuit, et une exceptionnelle permission de boire de l'acool en public avait été donnée. La rue s'est rapidement transformé en bar à ciel ouvert, et en un joyeux bordel, sous le regard patient des policiers! Comme les Australiens ne prennent pas toujours leur "gaz égal" et préférant éviter la déchéance de trois heures du matin, nous sommes rentré tôt, vers les 1 heures du matin. Il y avait bien plusieurs party, mais de 125$ à 175$ le billet, nous avons passé notre tour.

Happy Happy Mardi Gras!










































































lundi 9 mars 2009

The Great Ocean Road - la plus belle route du monde!

Durant cette semaine à Melbourne, nous prendrons une journée pour faire une excursion fantastique: The Great Ocean Road. Cette route qui date de la deuxième guerre mondiale s'étend sur presque 300 kilomètres sur la côte sud de l'Australie dans la province de Victoria.
Accrochée dans la falaise, entre la mer et la plaine, cette route sinueuse offre des vues imprenables sur la mer et les nombreuses plages qui la jalonnent. C'est une des plus belle route que j'ai vu de toute ma vie. Elle commence à environ 100 kilomètres au sud ouest de Melbourne.

Point culminant de la journée: la fin de la journée! Nous avions rendez-vous avec le coucher du soleil sur les Twelve Apostles, formation roccheuse qui tire son nom des 12 baies qu'a grugé la mer dans la falaise. Devant chacune de ces baies, on retrouvait un immense rocher laissé au centre de la baie. La mer étant ce qu'elle est, elle a déjà fini de bouffer au moins 5 ou 6 de ces immenses rochers. On en compte maintenant 7 ou 8 qui se tiennent encore debout devant leur baie. C'est en 2005 que s'est écroulé le dernier rocher, épuisé par les vagues incessantes qui le frappaient.

Quel paysage splendide! En prime, je me suis payé un tour d'hélicoptère pour voir à vol d'oiseau cette impressionnante côte édentée par la mer. Wow! J'ai pensé bien fort à mon grand frère qui adore ces engins ailés. Quelle balade, qui fut très courte (10 min.), mais dont je garderai toujours un souvenir puissant!

Cu fut une journée avec beaucoup de route, presque 650 kilomètres d'asphalte, mais remplie de paysages fabuleux. Nous sommes arrêté à deux plages, un parc d'oiseaux (perroquets) qui venaient manger dans votre main, et avons fait une courte balade dans une forêt pluvieuse. Au bout de cette longue route nous attendait la petite ville de Lo Chard (Lauchar !!! ;-) ). Nous magerons un hamburger trop cuit sur la plage, avec du vent dans les dents.

Quelle belle, extra-ordinaire, fabuleuse, magnifique journée!






















































Melbourne, la cool

Melbourne ressemble beaucoup à Montréal, pas dans sa géographie ou son architecture, mais en esprit, ce pourrait être des soeurs. J'arrive à Melbourne tout juste après les incendies meurtriers qui ont dévasté la province de Victoria. Tout le monde ne parle que de ces feux. Et avec compréhension: près de 250 morts, 4000 personnes à la rue, plus de 800 maisons détruites, des petits villages entièrement anéanties. À Melbourne rien n'y parait, sauf les derniers jours de la semaine que j'y passerai, on pouvait voir et sentir la fumée.

Sinon, Melbourne est beaucoup plus relaxe que Sydney, plus petite aussi, seulement un miliion et demi d'habitants. Beaucoup de musées, de places publiques, de sculptures éparpillées dans la ville, de rues piétionniaires remplies de cafés, bars et restos. La ville compte 3 ou 4 universités dont les campus sont saoupoudrés aux quatres coins de la ville. Ce qui fait qu'on croise à presque chaque coin de rue un édifice d'une université.


Un système de tramway très efficace et étendu rend la circulation en ville très facile. Un peu comme à Sydney, la ville est découpée en différent quartier assez distincts: Fitzroy, Carlton, South et North Yarra, St-Kilda. Une rivière, la Yarra, sépare les quartiers sud et nord de la ville, mais il est facile de la traverser sur de nombreux ponts, piétonnier et autres. Un esprit méditéreannéen y est palpable grâce aux communautés italiennes, grecques et libanaises qui s'y sont massivement installées après la deuxième guerre mondiale. On y mange très bien et à moins cher qu'à Sydney. C'est aussi en cela que Melbourne s'apparente beaucoup à Montréal.


Pas moins de 3 musée d'art contemporain, une gallerie nationale, une magnifique bibliothèque victorienne et plusieurs petites galleries en font vraiment une destination artistique. Beaucoup d'art publique aussi en ville un peu partout. L'architecture y est assez bigarrée, mais un accent de lignes obliques, nous fait dire à Lauchar et moi que c'est la ville croche.

Lauchar vient me rejoindre pour le week-end et nous passons un très bon moment à arpenter cafés, bars et musées. La rue Brunswick est presque une copie conforme de la rue St-Laurent avec ses boutiques chics et déglingués, ses cafés, retos et bars. Nous terminerons d'ailleurs ce week-end en sirotant un vin blanc dans un endroit tout droit sorti des années cinquante: Mme Brussels. Un café resto situé sur le toit d'un édifice avec mobilier kitch en fer forgé blanc, où on nous offre une ombrelle colorée pour se protéger du soleil. Hilarant! Puis bien sûr, nous célébrerons la St-Valentin dans un resto thailandais fusion, doté d'un bar tout en bois absolument splendide, le Cooki. Magnifique semaine, que cette semaine à Melbourne!

















































































































mardi 3 mars 2009

$ydney - The price is right (not!)

C'est bien beau tout cela, Sydney est magnifique, bars, restos, boutiques, plages et piscines remarquables, mais tout cela a un prix! Disons que je ne voudrais pas avoir à élever une famille de quatre sur un seul salaire dans cette ville. Je me demande vraiment comment les gens font. Le prix des fruits et légumes est tout simplement exhorbitant. Le moindre petit panier d'épicerie monte rapidement au dessus des cent dollars. Tout est cher. Tout. Voici une petite liste non-exhaustive des prix fous qu'on doit payer pour les choses de tout les jours.

10.00$------Un petit sac de raisins verts
10.50$------Un paquet de 20 cigarettes de marque locale - 13.50$ pour un Malboro!
4.00$-------Un pain tranché
4.98$------- 100 g de bleuets (oui oui ils ont des bleuets, le lac-St-Jean peux aller se rhabiller)
5.98$--------100 g de fraises
108.00$---- Une passe de train mensuelle centre-ville seulement
1400.00$---Un apartment une pièce et demi au mois
16.00$------Six bière locale ( la moins chère)
3.00$-------Une petite branche de brocoli
16.00$------Deux filets de saumon de tasmanie (500g)
8.00$-------Douze oeufs biologiques
5.00$-------Un litre et demi de lait
3.50$-------Trois petits blé d'indes
5.00$-------Un melon de miel
10.00$------Un kilogramme de savon à lessive
3.00$-------Un avocat (pas ceux qui se promènent en cravate au centre-ville, le truc vert pour les salades)

Bon il faut bien compter le taux de change canadien-australien qui est un peu à mon avantage mais tout de même. Le coût de la vie à Sydney est faramineux. C'est bien de vivre dans une telle ville, mais c'est plus que du bonbon... Ceci dit, pour ceux qui m'auraient prix en pitié, vous pouvez m'écrire et je vous dirai où déposer les fonds pour venir en aide à la fondation yanickenvoyage. Pour les autres, cliquez sur les publicités Google que vous voyez en haut de la page à droite, ça paiera au moins mon Kraft Dinner à mon retour. ;-)



















Watson Bay

Watson Bay est située sur la pointe sud de l'entrée de la baie de Sydney. À trente minutes de bateau du centre-ville de Sydney, cette belle pointe est parfaite pour un superbe après-midi sur la plage. D'un côté de la pointe, c'est l'océan pacifique, majestueux, venteux, et de l'autre la paisible baie de Watson, avec deux ou trois plages, dont une pour les naturistes, vulgairement appelé les tout-nus!

Comme l'océan pacifique est plein de requins, on choisira plutot la baie pour la baignade. D'ailleurs c'est la saison du requin ces temps-ci à Sydney. Trois attaques sur des nageurs et surfers dans les trois dernières semaines... Par chance aucun n'en n'est mort mais tous auront des séquelles à vie, une main ou une jambe en moins. J'y pense à chaque fois que je mets mes orteils à l'eau. Disons que la piscine est plus sécuritaire par les temps qui courrent. Les putains de requins me foutent vraiment la trouille.

Mais bon, ceci-dit la baie de Watson est magnifique. Une petite ballade et on se retrouve au pied du phare qui annonce l'entrée de la baie de Sydney. Un parc en falaise donne une vue imprenable sur l'océan, d'où l'on peut admirer, le vent dans les cheveux, les voiliers qui voguent au loin. De l'autre côté, la baie donne à voir au loin, le skyline de Sydney qui semble être à un jet de pierre. Quel bel après-midi, que demander de plus!

























dimanche 1 mars 2009

Du vin et des kangourous (Hunter Valley)

À mon retour de Thaïlande, la première excursion que nous ferons Lauchar et moi, est la vallée de Hunter. Région située à environ 2 heures de route au nord de Sydney. Hunter Valley est la région vinicole la plus proche de Sydney et attire pour cette raison beaucoup de visiteurs. De multiples producteurs de vin y ont pignon sur rue, ou plutot sur champs!

Nous partons très tôt le matin de Sydney avec un tour organisé de la région. En nous rendant, nous nous arrêterons dans un parc zoologique dédié aux reptiles et aux marsupiaux, et j'aurai enfin la chance de voir (et nourrir) mon premier kangourou "live"! Enfin! Après presque 2 mois en Australie, je n'avais pas encore vu de kangourou. (Mais ça, c'est un peu comme les touristes français qui débarquent au Canada, et s'attendent à voir dans le centre-ville de Montréal, des indiens, des orignaux et des castors...) Bon ça manquait quand même à ma culture. Véritable "highlight" de cette journée, nous avons passé presque une heure en compagnie de kangourous véritables! Quelle drôle de bibitte!

Nous passerons le reste de la journée à visiter 4 vignobles. Nous goûterons à environ de 6 à 8 vins à chacun de nos arrêts. Des Shiraz, des Cabernet Sauvignon (des "CabSav" comme disent les australiens), des Vherdello, Sémillon, Sauvignon Blanc. Le Shiraz est de loin, à mon avis, la meilleure réussite dans ce que nous goûterons cette journée là. Nous sommes un peu déçus de ne pas pouvoir visiter la production de vin comme telle. On a un peu l'impression de se faire vendre du vin, mais bon, la belle journée, la chaleur, et la convivialité des viniculteurs rendent la journée quand même plutot agréable. Après 3 vignobles, je ne peux plus boire, mais ne fait que gouter!
Le vignoble Tulloch, nous a semblé le plus intéressant. Petit vignoble familial s'étant transmis sur plus de 4 générations, ils produisent un très bon Shiraz.

Quelques achats de vin, un stop dans une fromagerie, et une dégustation de bière locale termine cette balade bien arrosée. Retour en fin de journée sur Sydney, et tout le monde roupille, cuvant leur vin dans le petit autocar.





























mardi 17 février 2009

Des vacances de mes vacances - Ko Phangan et Ko Samui

Je passerai 6 jours sur Ko Phangan et 2 jours sur Ko Samui. Ces journées sont dédiées à la méditation, couché dans un hamac, balançant mon regard entre un palmier et un nuage. Un litre quotidien de bière acccompagne le tout, sur ordre du médecin pour éviter la déshydratation.

Plage, soleil, mer, hamac, fruits de mers, dans l'ordre ou dans le désordre, que dire de plus!

Seule petite déception, la mer étant anormalement et particulièrement agitée pour la saison, je n'ai pu faire de "snorkling" car le fond marin était constamment brouillé. La marée était si importante que le matin, la mer rejoignait presque les petites habitations. Du jamais vu selon les locaux.
J'aillais sur Ko Phangan avec la vague intention d'aller au "Full Moon Party", plus gros party de plage de toute l'asie du sud-est. Mais un soir, sur ma petite plage, j'en ai eu un échantillon, alors qu'un petit bar célébrait son ouverture. Une quarantaine d'allemands et de britaniques ont bu du scotch dans des chaudières en plastiques en dansant sur du techno jusqu'au petites heures du matin. Je me suis dit que cet exemplaire ferait l'affaire car je n'avais aucun désir de me retrouver sur une plage avec 10 000 petit-culs euro-trash (c'est le nombre de gens attendus pour les "Full Moon Party" sur la plage Haad Rin au sud de l'île) qui gèrent mal leur consommation de scotch! De plus, les taxis pour cette soirée vous font un peu la peau, presque 100 dollars aller-retour d'où j'étais.

Sur Ko Phangan, je resterai au micro village de Haad Salad (la plage fait 500 mètres avec un maximum de 10 petits hôtels du genre cabanas) mais bougerai quand même mon grand corps pour aller voir les plages de Ao Mea Haad et Haad Yao. Sur Ko Samui, je serai sur la deuxième plus grosse plage de l'île, Haad Lamai. Belle plage mais petit village un peu grotesque avec ses bars à poteaux où de jeunes thailandaises se trémoussent allègrement sous le regard de sexagénaire européen et bedonnant. Je suis content de ne pas avoir vu Pattaya où l'ont dit que c'est l'activité principale.




























Bangkok, Wat Pho

Je passerai un après-midi complet à Wat Pho. Un des plus important temple de Bangkok qui date du 16ième siècle, avant même la fondation de la ville. C'est un des plus grand temple de toute la Thaïlande, et on retrouve dans son enceinte le plus grand Boudha de tout le pays. C'est une représentation de Boudha couché, qui représente son entrée au paradis ou l'atteinte du nirvana. Ce Boudha fait 46 mètres de long et est entièrement recouvert de feuilles d'or. Sous ses pieds, on peut voir, sculptés de nacre de perles, les 108 traits de Sidhartha avant qu'il ne devienne Boudha. Très impressionnant. Le temple dans lequel il se trouve a été construit après que soit terminé la statue de Boudha elle-même.

Certaines des statues qui s'y retrouvent proviennent de Chine et date de plusieurs centaines d'années.

L'enceinte de ce temple renferme plusieurs temples et est dédié à l'étude du massage et de la médecine thailandaise. On peut même s'y faire masser. On y retrouve également un Boudha recouvert d'émeraude, lequel il faut prier pour la bonne fortune. J'y suis allé moi-même d'une petite prière du pigiste!

Une école primaire y est aussi installée et vers la fin de l'après-midi, j'ai assisté à la sortie des classes. De turbulents petits garçons et petites filles en sont ressortis en se chamaîllant bruyamment, tout comme dans les cours d'école à Montréal.





















Bangkok, un et demi à louer

À Bangkok, charmant petit un et demi à louer avec vue sur la rue. Très aéré et ouvert, lit et télévision inclus. À proximité des commerces et moyen de transport, câble et air conditionné non fourni. À qui la chance!





Bangkok l'éclatée

Je quitte le Cambodge le 7 janvier, en direction de Bangkok.

Dès que je suis installé dans mon charmant petit guesthouse, Suk11 (merci à ma petite cousine Isabelle de la plogue) je pars pour ma première rencontre avec la ville par une longue marche vers le parc Lumphini, parc étrangement similaire au parc Lafontaine, avec 2 étangs reliés par un petit cours d'eau. Quelle ville étrange, cahotique, multi-étagée toute en couches superposées de moderne, de futuriste, mais aussi de complètement délabrée. C'est le 21ième siècle superposé sur le 18ième. De gigantesques autoroutes surélevées découpent la ville. Imaginez une ville avec une diziane d'autoroutes métropolitaines, sous lesquelles vivent commerçants et restaurants et vous avez Bangkok.

À Tokyo, Katsu et moi avions conclu que la ville nous faisait penser à Blade Runner. Et bien Bangkok est encore plus "Blade Runner" que Tokyo. Surtout la nuit, lorsque l'on prend le super-moderne Skytrain, puis qu'en descendant les longs escaliers, on se retrouve au niveau de la rue, avec les vendeurs de milles cossins mais aussi les cuisines ambulantes omniprésentes sur les troittoirs de la ville. Ne manque que les voitures volantes et on se croirait véritablement figurant dans Blade Runner.

Les thailandais sont tout à fait charmants. Le moindre sourire envers eux vous attire un large sourire en retour. Bangkok est la ville la plus cosmopolitaine que j'ai vu en Asie, un réel mélange d'Occident et d'Asie, beaucoup d'européens, de britaniques, d'indiens, d'arabes, de tamouls, se confondent dans un joyeux mélange bordélique. Le continuel et dense traffic de la rue nous fait adorer le Skytrain, ultra efficace, qui nous transporte d'un quartier de la ville à un autre en quelques minutes.

Que deux choses à respecter absolument en Thaïlande: la royauté et la religion. Les thailandais sont très pieux; partout en ville on retrouve de petits autels boudhistes, et presques tous les passants s'arrêtent, joignent les mains et s'inclinent, avant de reprendre leur chemin.

Et on ne badine pas avec la royauté. Durant mon séjour, les journaux étrangers font grand cas d'un australien emprisonné pour 3 ans pour avoir profanné le roi dans un roman auto-publié à 50 exemplaires! À un autre moment, je conversais dans un bar à ciel ouvert avec une britanique qui vit à Bangkok depuis 20 ans. Je lui demande de me parler un peu du roi, et elle se penche vers moi pour me chuchoter à l'oreille, en regardant par dessus son épaule de peur de se faire entendre: "He is not well at all, but we can't say anything about it". Le roi a eu 82 ans cette année, mais cela fait plus de 2 ans qu'il n'a pas fait d'apparition publique. En ces temps de politique incertaine ( ils ont eu 4 premiers minitres différents en 15 mois), le roi est un emblème très important et détient un réel pouvoir sur le parlement. Avant les représentations au cinéma, on joue l'hymne national sur un vidéo-clip de photos du roi dans diverses scènes de la vie thailandaise. Tout le monde se lève, une main sur le coeur. C'est assez étrange. J'ai vu un film indépendant thailandais, SoyCowboy, assez bizarre, sur la relation entre un obèse britanique et une jeune prostituée de Bangkok.

L'autre moyen le plus agréable de traverser Bangkok est sur sa rivière, la Mae Nam Chao Phraya. Longue et large rivière qui découpe Bangkok en deux, du nord au sud. Des navettes fluviales, bondées et un peu vieillottes, vous amènent d'un petit port à un autre; il y a environ une vingtaine d'arrêts sur le bord de la rivière et c'est idéal. Je débarque à l'aveuglette à un arrêt, me perd un peu dans un quartier, puis retrouve mon chemin vers la rivière et embarque sur la prochaine navette pour recommencer le tout deux arrêts plus tard. Absolument génial pour se perdre et se retrouver! D'ailleurs se perdre dans le quatier chinois était ravissant.

Je visiterai l'immense musée national, en même temps qu'un groupe de militaires, hommes et femmes, qui ont l'air d'être en visite de formation. Tiens tiens, une bonne idée pour M. Harper ça, former les militaires dans nos musées! On ne peut malheuresement pas faire de photos dans le musée, mais il regorge d'oeuvres millénaires qui racontent avec force et détails l'imposant héritage culturel du royaume du Siam. Pas moins de 7 bâtiments distincts forment cet impressionnant musée.

Après avoir passé 4 jours à Bangkok, je me rendrai une semaine dans les îles de Ko Phangan et Ko Samui me prélasser dans un hamac. Mmmmm!

Retour sur Bangkok pour un autre 2 jours. Le marché de Chatuchak qui n'a cours que la fin de semaine est G-I-G-A-N-T-E-S-Q-U-E! Je n'ai jamais rien vu de pareil, un dédale étroit qui s'étend littéralement sur des kilomètres, et où l'on trouve absoulument de tout: des statuettes de boudha, des batteries de cuisine, des tissus fins, beaucoup beaucoup de vêtements, de la bouffe, des antiquités, et j'en passe. J'y ai passé un bon 5 heures, sans jamais revoir 2 fois le même commerce. Épuisant!

Bangkok m'a surpris et émerveillé, je ne m'attendais pas à tant de cette ville que je voudrais surement revoir un jour.










































































mardi 3 février 2009

Sihanoukville et le marché de Kep

Après Siem Reap, nous revenons sur Phnom Penh pour 2 jours. Le temps de célébrer la fin de l'année et je passerai le plus surréaliste des 31 décembre de toute ma vie. Nous sommes invités dans une réception dans un casino, le Gold quelquechose, où nous dînons manière buffet. À notre table, notre équipage habituelle, Mme Sok, son associé, sa chauffeur, et le manager du casino, un chinois de Toronto! Nous jouerons au baccarat, et je gagne 34$US. Woohoo! Nous changeons de casino, et là on se retrouve 6 personnes en tout dans le casino à couler l'année 2008! Banker, player, banker, player! Le plus étrange de mes 31 décembre! Je perdrai 90$US, ce qui me rapelle de ne jamais jouer au casino.

Nous partirons le lendemain pour Sihanoukville, nommé ainsi par les royalistes cambodgiens en l'honneur du roi Sihanouk. Ce roi a un parcours assez spectaculaire, ayant passé 2 fois en 30 ans de roi à chef du pays, il est aussi acteur et réalisateur d'une vingtaine de films. Il vit aujourd'hui en exil plus ou moins forcé à Hong Kong car on avait peur qu'il veuille redevenir chef du pays. Son fils est devenu roi, mais ne s'emble pas trop aimer la tâche, il danse plutôt avec une troupe russe à Moscow et détient en doctorat en musique... Décidemment drôle de famille. Les cambodgiens moins porté sur le roi appellent Sihanoukville Kampong Song. Petite station balnéraire et plus grand port du Cambodge d'où partent toutes les marchandises produites au pays. La ville est très petite mais on y retrouve quand même 7 belles plages différentes les unes des autres.

Une, plus touristique, où Lauchar et moi passerons la première soirée, à boire et manger. À toutes les 2 minutes, un vendeur, souvent un enfant, nous offre des fruits, des poissons, des bracelets ou des feux d'artifices. Très belle soirée à flâner sur la plage.

Le lendemain, nous irons manger tous ensemble du crabe et du homard sur une plage beaucoup moins touristique fréquentée en majorité par des cambodgiens de l'endroit. Nous achetons le homard dans un restaurant non loin, et de petites cuisines sur le bord de la plage, nous les cuisent. Vrai pique-nique de rois!

Nous repartons vers Phnom Penh le lendemain, en arrêtant par Kep, ancienne ville coloniale française très couru au début des années 1900, mais presque complètement détruite sous le régime des Khmers Rouges. Nous arrêtons au marché de Kep, incroyable petit marché sur le bord de la plage (les premières photos plus bas), où Mme Sok négocie ferme le prix des crabes. Je mangerai une de ces gallettes de riz frites dans l'huile, sucrée et grasse à souhait, délicieux!
Les marchandes de crabes sortent leur panier directement de la mer pour montrer leur marchandise, elle sont presque une dizaine autour de Mme Sok à se battre pour conclure une vente. D'une cri puissant, elle les faire toutes taire! Je suis le seul blanc au long nez de l'endroit et j'en suis ravi. Nous mangerons ce midi encore du crabe sur le bord de cette petite plage.

Avant de reprendre la route pour Phnom Penh, nous passerons par la coopérative de sel de Kampot, paysages pratiquement lunaire, où dans d'immense bassin on laisse évaporer l'eau de mer, pour ensuite en récolter la fleur de sel. Un autre 5 heures de route nous séparent de la capitale où nous arrivons au coucher du soleil, en pleine heure de pointe.















































dimanche 1 février 2009

Siem Reap

Nous passerons 4 jours à Siem Reap. Charmante petite ville poussiéreusse, plus facile à parcourir que Phnom Penh, et qui a gardé plus visiblement les traces du colonialisme français.

Dès notre arrivée, mon équipage, Mme Sok et son associé, insistent pour me faire connaître un restaurant où l'on peut manger et regarder des danses classiques cambodgiennes. Wow! Je m'attendais à un petit restaurant, avec des danseuses parées d'or, avec plein de vrais cambodgiens. Le stationnement de l'endroit me fait tout de suite déchanter. Une quarantaine d'autobus de touristes trônent dans le stationnement. Une véritable cabane à sucre cambodgienne, des centaines de tables, beaucoup beaucoup de chinois, qui se battent littéralement pour avoir accès au buffet, pendant que ce qui semble être des enfants, font des danses "classsiques cambodgiennes" sur une grande scène au bout de la "cabane à sucre". À la fin du scpectacle, les touristes sont invités à monter sur scène pour se faire photographier avec les danseuses. Sur la forte insistance de l'associé de Mme Sok, je monterai sur la scène (non sans honte) pour me faire prendre en photo. Bon! M'enfin. Comme tout le monde semble assez déçu ce qu'ils ont mangé, j'insiste pour payer l'addition, sous la désapprobation de Mme Sok. C'est quand même à cause de moi qu'on est venu manger ici. Chose étrange au Cambodge et que l'on pratique sans discrétion: la politique des prix pour les étrangers. Un peu partout, il y a des prix pour les étrangers et pour les cambodgiens. C'est le cas de cette "cabane à sucre", mon repas-buffet coutera 16$ US alors que tout le monde à la table avec moi qui sont tous cambodgiens, pour eux ce sera 10$US. Étrange pratique, j'imagine la chose au Québec...hmmmm, je vois déjà les grands titres des journaux, un prix pour les québécois, et le non-québécois! Oh my god!


Sinon, Lauchar et moi irons 2 jours à Angkor Wat, le troisième et quatrième jour, je serai terrassé pas une grippe d'homme, au lit. Nous terminons deux journées au FCC (Foreigner Club of Cambodia), charmant édifice qui dateinspiré du colonialisme français, où le service est tout de gants blancs et où une bière coûte un dollar! Très comfortable, d'une autre époque, je m'attends à tout instant à voir surgir Catherine Deneuve dans son costume d'Indochine.


La ville est très axée vers le tourisme, principal revenu de la ville à cause de sa proximité d'Angkor Wat. De petites rues très animées le soir offrent plusieurs restaurants charmants au menus variés. Nous nous premènerons beaucoup en tuk-tuk durant ce petit séjour. On doit d'ailleurs réserver un tuk-tuk pour toute la journée pour faire la visite d'Angkor Wat. C'est vraiment le meilleur moyen, sinon on doit marcher des kilomètres entre chaque temple.

Pendant ce temps Mme Sok et son associé sont affairés à terminer la décoration de leur casino (2 dernières photos) qui ouvrira sous peu. Nous dormirons d'ailleurs 2 soirs en haut de ce casino, dans des cahmbres destinées au futurs employés et clients dudit casino. Au réveil, dès 8 heures le matin, une vingtaine de jeunes cambodgiennes sont au travail à recevoir leur "trainning" de croupière électronique. J'entends de ma chambre: "Banker-Player -Banker-Player, Banker wins!" Surréaliste! Les deux autres soirs, nous dormirons dans un hôtel géré par le père adoptif de Lauchar, ancien mari de Mme Sok. Il est très gentil et nous acceuillera le premier soir avec un puissant gin-tonic!


























mercredi 28 janvier 2009

Les enfants du Cambodge (Pour mes neveux et nièce, William, Alice, Akim et Matis)

Les enfants du Cambodge sont beaux. Je sais, je sais, vous me direz que tous les enfants du monde sont beaux. Mais au Cambodge, la grâce avec laquelle ils font face à l'adversité leur donne une beauté encore plus lumineuse. Leur peau ambrée et satinée, leur grands yeux noirs, et leur regard puissant, leur donne une force rare pour des enfants.

Lauchar et moi avons eu de longues conversations sur la condition des enfants au Cambodge. Un horaire typique d'un enfant cambodgien: lever avec le soleil, ils vont en classe de 8H30 à 13H00, puis il travaillent, oui oui, ils travaillent jusqu'au coucher du soleil, 7 jours sur 7. Ils sont dans les champs, dans les commerces, vendent aux touristes aux abords des temples et des musées, certains quêtent pendant que d'autres ramassent des bouteilles et cannettes vides, servent dans les restaurants de village, vendent les fruits au kiosque devant la maison en campagne, font un peu de tout.

Je m'insurgeai souvent devant Lauchar de ce train de vie qui ne me semblait pas pouvoir être celui d'un enfant. Lauchar me répondait de manière pragmatique, en me disant que les quelques heures de travail qu'il font par jour aident leurs parents à pouvoir les nourrir convenablement. Autrement, il ne mangeraient peut-être pas tous les jours.

Il me disait aussi qu'au Cambodge, on n'élève pas les enfants en leur disant que les adultes sont là pour subvenir à leur moyen, mais plutot on leur demande de faire leur part pour contribuer au bien-être de la famille. Je comprennais ces arguments, mais mon enfance dorée de petit canadien qui-a-tout-eu n'arrivait pas à accepter cet équation primaire.

Les trois petits garçons sur la première photo ont passé quelques heures avec nous un après-midi au bord de la plage à Sihanoukville. Ils se sont approché de la table alors que nous terminions un repas de rois, crabe, homard et légumes grillés à l'ail. Ils venaient chacun avec un grand sac de plastique pour récolter nos cannettes vides. Ils se sont mis à parler avec Lauchar et ils étaient tous les trois surpris que Lauchar puissent parler khmer. Ils ont posés toutes sortes de questions: "D'où viens-tu? Le Canada? C'est où? T'es déjà aller à Phnom Penh? Et le blanc ?(en parlant de moi, nous étions sur une plage presqu'exclusivement pour les cambodgiens) qu'est-ce qu'il fait là? Tu es son traducteur?"

Puis, c'est moi et Lauchar qui leur avons posé des questions. Les trois n'avaient plus de père, leurs mères travaillaient au champs à récolter le riz. Ils avaient neuf et dix ans, en paraissaient sept ou huit. L'un avait 12 frères et soeurs, l'autre plus de parents. L'un deux a dit ne pas avoir mangé depuis deux jours. Je me sentais soudain mal à l'aise d'avoir si bien mangé. Puis nous les avons nourri un peu, quelques fruits, un crabe qui restait de notre dîner de riches. Un des trois à gardé une papaye que nous lui avions donné dans un sac. Nous lui demandons: "Pourquoi ne la manges-tu pas?" Il nous répond: "Je la garde pour l'offrir à ma mère." Ouf j'en ai encore les larmes qui me montent au yeux.

Nous leur avons donné chacun quelques sous, cinq cent riels (même pas un dollar) qui ont écarquillés leur yeux. Ils nous remerciaient poliment, en joignant les mains devant leur visage: "Akhun, Akhun Chrun!" et riaient. J'ai compter avec eux en anglais jusqu'à dix, preuve qu'ils allaient à l'école, puis ils m'ont fait compter jusqu'à dix avec eux en khmer. Ils avaient l'air si débrouillards, intelligents et vifs! Au moment de terminer une cannette, ils se bousculaient les trois devant moi pour l'avoir. Je leur ai fait un "ma petite vache à mal au patte.." pour décider lequel des trois aurait ma cannette vide. Ça les a fait rire. Un secret: en faisait ma contine j'ai triché un peu et l'ai donné à celui qui m'avait l'air le plus fragile des trois.

Il ont trainés autour de nous un bon 3 heures, tout en restant vigilants aux cannettes qui se vidaient à nos alentours. Ils étaient très curieux de Lauchar et continuaient à lui poser milles questions. Sur notre départ, ils nous ont suivi jusqu'à la route, et nous ont longuement salué de la main alors que notre tuk-tuk nous emportait au loin. Ces enfants ne verraient peut-être jamais Phnom Penh, et c'était peut-être ainsi mieux pour eux. Au moins sur le bord de la plage, dans cette petite ville, ils jouissaient d'une certaine qualité de vie que la poussière de Phnom Penh ne leur offrirait jamais.

Ils m'ont beaucoup touchés.

William, Alice, Akim, Matis, voyez comme vous êtes choyés et chanceux. Profitez-en bien!


















lundi 26 janvier 2009

Angkor Wat, un trésor planétaire


Nous somme partis pour Siem Reap autour du 26 décembre. Cinq à six heures de voiture séparent Siem Reap de Phnom Penh. Longue route de campagne à deux voix, qui se croisent. On dépasse continuellement, des camions de transport, des motos, des charettes tires par des bufles.
Je passerai 2 jours entiers à visiter Angkor Wat. J’aurai voulu y consacrer au moins une troisième journée mais un rhume cambodgien (une vraie grippe d’homme) m’a cloué au lit.Angkor Wat est un véritable trésor, d’une richesse presque inimaginable. Situé à quelques kilomètres de Siem Reap comme tel, c’est l’un des sites archéologiques les plus visités au monde.

Angor Wat est constitué de plusieurs temples et s’étend sur des kilometres carrés. En deux jours, je n’ai pu visiter qu’environ six temples, il y en aurait pas moins d’un centaine. Et dans tous le Cambodge, on dit qu’il aurait presque 1200 temples datant de cette époque. Alors on peut passer 7 jours à Angkor Wat sans jamais réussir à tout voir.Ces temples ont été construits entre 800 et 1400 ans après J.C. sous l’égide du premier roi, Jayavarman II, qui aurait unifié pour la première fois le royaume du Cambodge, alors nommé Kambujadesa. Les archéologues s’entendent pour dire que vers l’an mil après J.C., Angor Wat était alors la plus grande ville au monde, avec environ un million d’habitants.

Dès l’entrée, alors qu’on voit de loin s’élever les trois tours du temple principal, le poil me dresse sur les bras. Le site est tout simpement magnifique et inspire un sentiment de mystère, de grandeur et de puissance.Durant toute ma visite, j’ai tenté constamment d’imaginer toute la richesse et l’ampleur qu’a du avoir cette ville à son apogée. Cela dépasse l’entendement. Le site est gigantesque, et chaque pierre est travaillé, sculptée de détails somptueux.

Les six temples que j’ai visité sont Angkor Wat, le temple principal, avec ses gigantesques 3 tours qui représentent les trois divinités hindous; dans chaque aile, d’impressionnantes fresques finement taillées dans la pierre, racontent les conquêtes héroiques du roi Jayavarman II. Angkor Thom et Bayon, situés directement derrière Angkor Wat dégagent du mystère à profusion avec ses gigantesques figures humaines (il y en aurait une cinquataine) sises aux quatres angles de chaque tour. Les visages, tous le même, serait celui du roi Jarvarman II. Ensuite je me suis promené dans Ta Prohm, temple enfoui sous la jungle, où d’énormes arbres recouvrent en partie les temples. C’est ici qu’a été tourné Tomb Raider avec Angelina Jolie, mais on se croirait dans un film d’Indiana Jones. On a l’impression qu’à tout moment, une pierre va rouler et nous tranporter dans un passage secret vers un trésor.

Le deuxième jour, j’ai visité Preah Khan et Banteay Prel. Ce dernier est un temple construit uniquement par des femmes, et on le dit l’un des plus fins et des plus sophistiqué de tout Angkor Wat. Il est plus petit et moins haut que les autres, mais regorge de sculptures et de murales remarquables.

Tout autour de ces temples vivent encore des populations locales qui se clament d’Angkor Wat. Elles ont acquis le droit d’y résider et d’y tenir commerce. À chaque sortie de temple, nous attendant des enfants pour nous vendre mille choses, eau embouteillée, coka cola, livres sur Angkor et autres statues ou flutes. Ces enfants sont de remarquable commerçants. J’en ai vu qui s’exprimaient dans pas moins de 5 langues. À un qui me demandait d’où je venais, je lui répond Canada, et il me répond tout de go: “Canada, Vancouver, Calgary, Toronto, Montréal. Ottawa is the capital and Toronto the biggest city. Do you speak French or English?” Il devait avoir 7 ans. “Sir buy my book, buy my book, one dollar, one dollar!” Ils sont assez insistants!

Bref, cette visite de deux jours a été des plus mémorable. Les cambodgiens peuvent fièrement clamer haut et fort que le site archéologique le plus important de tout l’asie du sud-est est sur leur territoire.Seul bémol et il est de taille, un énorme (aussi grand que Angkor Wat lui-même) scandale de corruption plane sur Angkor Wat. En effet, une décision absurde et illogique du gouvernement Hunsein, a loué tout Angkor Wat à un homme d’affaires vietnamien. Celui-ci empoche tout l’argent des tourniquets; une entrée pour un adulte pour une journée, 20.00$US, pour trois jours, c’est 40.00US$, pour une semaine 70.00US$. Des millions de visiteurs de partout dans le monde viennent ici chaque année. Le pire, c’est que cet homme d’affaires ne remet aucun argent dans le site, rien, zero, nada! Il s’est plutot fait construire un immense complexe hotelier dans le sud du Cambodge et opère une flotte d’hélicoptères privés. Il doit y avoir un système auculte de ristourne au gouvernement en place qui s’en frotte les mains. Totalement inconcevable! Alors tout le travail de restauration et de préservation d’Angkor Wat est soutenu par l’UNESCO, à travers des pays comme le Japon, l’Allemagne, la France. Le Cambodge lui ne fait rien pour protéger ou entretenir ce site, joyaux de l’humanité. Pour cette seule raison, l’ONU devrait dénoncer ce gouvernement corrompu jusqu’à la moelle.



































































dimanche 25 janvier 2009

Transport en commun

Autre preuve irréfutable que je suis en Asie du sud-est: le ballet incessant des motos! Et puis, tous les jours, c'est un peu le Cirque du Soleil, gratis sur la rue. Il n'est pas rare de voir jusqu'à cinq personnes sur une même moto, parfois 2 générations d'une même famille sont sur la moto tous en même temps: grand-maman, papa, maman et un ou deux enfants! J'ai vu des motos chevauchées par quatre enfants et dont le conducteur n'avait pas l'air d'avoir encore ses 12 ans!Les motos sont aussi un moyen de transport pour toute sorte de marchandises, du téléviseur au matelas, en passant par 3 ou 4 cochons vivants, on y voit de tout pour tout.

À Phnom Penh, dans toute la ville, il n'y a environ que trois feux de circulation. Alors à chaque intersection, c'est au plus fort la poche. On comprend vite ici que les voitures (je devrais dire les 4X4, qui constituent 90% de tous les véhicules à 4 roues) sont reines et maîtres! Les 4X4 ont en effet priorité absolue sur le chemin, alors ouste les motos, les vélos, ou les vendeurs ambulants de mangues, les 4X4 n'arrêtent jamais. Toutes les motos ont l'air de bancs de poissons qui tournoient autour des camions, dans un mouvement continu et fluide. C'est tout simplement étonnant qu'il n'y ait pas plus de collisions. C'est pratiquement un language en soi.

Je n'ai jamais vu autant de 4X4 luxueux dans un même périmètre: Lexus, Mercedes, Audi, BMW. À voir autant de ces véhicules de super luxe, on pourrait croire que le Cambodge est un pays de gros riches ou que l'essence est gratuite. Parfois on croise un convoi de 3 ou 4 de ces super 4X4, noir, vitres teintées, qui claxonnent très fort et dont tous les occupants de la première voiture agitent les bras en signe de: "Tassez vous!". On m'explique que ce sont des personnages importants du gouvernement ou autre... Le traffic intense s'écarte alors de droite et gauche, et opère une brèche dans le flux pour pouvoir laisser passer ces "personnages importants".

Ah oui l'essense! Vous pouvez l'acheter sur la rue, en bouteille de un litre, habituellement dans une bouteille de coke ou de pepsi recyclée. Ces petits stands de vendeurs d'essence sont un peu partout dans la ville et sont constitués habituellement d'un gros baril et d'un étalage de bouteilles de liqueurs, comme dans le temps dans nos dépanneurs. L'homme qui y travaille, souvent jeune, dort au gros soleil de midi, pendant que des fumeurs passent à côté. La sécurité n'est pas un concept cambodgien. Faudrait envoyer en vacances ici, notre ministre du transport.

Pour quelques dollars US, vous pouvez vous procurer une plaque d'immatriculation de la police, de l'armée, ou du gouvernement pour être sûr de ne pas vous faire importuner sur la route. Cerains véhicules n'ont tout simplement pas de plaque d'immatriculation...

Pas besoin de vous dire que cet ordre des choses, le piéton est une commodité dont on peut facilement se débarasser. D'ailleurs, ne cherchez pas les troittoirs, ils servent de stationnement aux 4X4.





























jeudi 22 janvier 2009

Phnom Penh, 23 décembre (sur un air connu)

Nous arrivons Lauchar et moi , le 23 décembre à Phnom Penh, après un assez long voyage en avion avec une escale de 5 heures à Kuala Lumpur, en pleine nuit. L'arrivée à l'aéroport de Phnom Penh est en soi une aventure. On se dirige vers un comptoir, où pas moins de 9 agents nous attendent pour émettre mon visa de séjour au Cambodge. Ils se passent mon passeport d'une main à l'autre, l'un tamponne, l'autre observe ma photo, une autre colle une large étiquette, le visa en soi, puis le repasse à un autre agent, qui le retamponne, un autre encore, revérifie le tout. Un cirque! Je suis mon passeport des yeux, en longeant le comptoir. Lauchar est déjà passé, et attend avec le douanier qui lui me donnera enfin l'autorisation d'entrer au pays. Lauchar lui remets quelques billets US, le ton est donné!

Dès ma sortie de l'aéroport, je suis frappé par cet odeur typique de l'asie du sud est. Ça me rapelle le Vietnam. Un étrange mélange d'odeur de sauce au poisson, de diesel, de vidange en décomposition et de bouguinvillier en fleurs flotte dans l'air épais et humide. Ah oui, j'avais oublié, c'est ça l'asie du sud est. Des rues de terres battues s'élève un constant nuage de pouissière qui tourbilonne dans le sillon des (milliers) de motos, qui elles évoluent comme des banc de poissons dans la mer! Wow! Malgré la fatigue, j'ai le sourire au lèvres.
Premier choc, j'entends enfin Lauchar parler en cambodgien. Lui qui s'y refuse toujours à Montréal, là est il est volubile, et échange avec le chauffeur de sa mère qui est venu nous cueuillir à l'aéroport. En même temps, il me souligne au passage les points d'intérêt de la ville. L'architecture art déco de l'Université, un momument, un rond point, ah regardes ils sont 5 sur une moto!

La ville est un véritable champ de construction et Lauchar qui y est venu l'an dernier, note déjà de nouveaux édifices. Au moins 2 ou 3 tours de plus 20 étages sont en construction, sans compter les demeures "faramineusement" luxueuses du premier ministre Hunsen, qui semble toujours avoir une demeure en construction. Corruption, pourrait être le deuxième nom du Cambodge, j'y reviendrai. Un immense édifice tout neuf pourrait trôner au beau milieu de New York, architecture ultra moderne, mais il semble vide. C'est le nouveau ministère de la justice.
Nous traversons le pont des Japonais, qui passe au dessus tu Tonlé Sap, une des 4 rivières qui bordent Phnom Penh. Nous tournons et tout à coup, on se retrouve dans un petit quartier résidentiel qui pourrait être à Brossard. De jolies maisons toutes neuves, identiques l'une à l'autre, cordées en rangée. Nous arrivons enfin chez sa mère, et je suis ému de la voir accueillir Lauchar. Elle semble tellement heureuse de le voir, le prends dans ses bras, le touche beaucoup, le prend par la main. On voit bien au regard qu'elle pose sur lui qu'il est la prunelle de ses yeux! Elle m'acueuille aussi très gentiement, en me demandant de me sentir chez elle comme chez moi. Je suis l'ami de Lauchar et je serai très bien traité.

Nos deux premiers jours seront consacrés à la visite du Palais Impérial, du Musée National et d'au moins 2 marchés publics. Il fait chaud et humide. Mais c'est de la visite de luxe. Le chauffeur nous accompagne partout dans nos déplacements, nous laisse à la porte des édifices, et nous y attends patiemment. Mais juste faire les courses est excitant, tout y est si différent. Et puis, comme je me promène avec des cambodgiens, je ne vais pas exactement dans les coins des touristes.

Dire que Phnom Penh est charmante serait une vue de l'esprit. La ville est sale, il y a constamment une odeur de vidange qui flotte, l'architecture complètement bigarré, avec ici et là un édifice très moderne, entouré de presque bidonville. Et puis le traffic est chaotique. Mais tout de même, je suis sous le charme de ce chaos qui me paraît si exotique. Et puis c'est si drôle de voir Lauchar s'exprimer en kmher. Ici et là, on ne le croit pas cambodgien, son tain est sûrement trop pâle, et il parle khmer mais un khmer rudimentaire, et on fera souvent des blagues à propos des expressions qu'il n'utilise pas toujours de la bonne manière. Comme il est cambodgien, en théorie, l'entrée de tous les monuments historiques est gratuit pour Lauchar. Mais il doit sans cesse se justifier, et montrer ses papiers d'identité. En regardant sa carte d'identité cambodgienne, une autre surprise, je vois qu'il a un autre nom cambodgien, que son père biologique lui avait donné. Avec ce garçon, on vogue de surprise en surprise!

Bref nous passerons 3 jours à nous promener dans Phnom Penh, lui et moi, avant de partir avec sa mère, l'associé de celle-ci, ainsi que l'amie de cet associé, vers Siem Reap. Je pourrai visiter Angkor Wat, et eux travailleront à l'ouverture d'un casino. Quel étrange équipage! Tout cela me semble par moment surréel, je suis aux anges.

Comme au Cambodge, on ne fête pas vraiment Noël, le 24 décembre, Lauchar et moi, irons manger seul ensemble, une très bonne fondue, genre soupe-repas. Les employés du restaurant ont des chapeux de Père Noël, c'est tout ce qui me rapelle les fêtes. Au restaurant, il y a toujours 2 ou 3 serveurs qui se tiennent debout à côté de nous, prêts à réagir à notre moindre demande. Aussi, ils gardent nos bières au froid sur glace, et nous servent dès le verre un peu vide. C'est étrange. Nous mangeons très très bien, crevettes, poisson, viande, et ça coûte genre 12 dollars. Dehors, sur une scène, un spectacle alterne un chanteur crooner cambodgien en toxedo blanc et des jeunes qui font duhip hop. Ils sont drôles. Lauchar et moi rions un peu de ce spectacle, ainsi que le serveur qui nous a vu rire et nous sourie du coin de l'oeil.







































dimanche 21 décembre 2008

Aquarium de Sydney

Dimanche dernier, Lauchar et moi nous sommes rendu en bateau à l'aquarium de Sydney. Cet aquarium est très grand. Nous étions au début, un peu décus. Mais c'était avant de voir le bassin de requins. Wow! Je n'en ai jamais vu d'aussi grand. Deux couloirs sous-marins nous transportent sous la mer et là des dizaines de requins volent au dessus de nos têtes. Ça me donne la chaire de poule: les requins me foutent la trouille. Je ne voudrais pas en rencontrer un "live" dans son habitat naturel. Selon la publicité de l'aquarium, ils ont aussi le plus grand bassin de corail naturel. Impressionnant. Le dernier bassin est magnifique, il y a de la musique classique qui joue dans des haut-parleurs, ça cadre très bien avec la choréographie des poissons.
Très bel après-midi!




























Surry Hills - Crown street

Sydney n'est pas fait que de centre-ville moderne et de plages. Différents quartiers découpent la ville.
Surry Hills, petit cartier assez chic. C'est une sorte de Outremont mais pas mal plus "baba-cool".
Voici la rue Crown. Elle fait penser par endroit à la Nouvelle-Orléans avec ses balcons de fer forgé finement taillé. En d'autres portions de la rue, on se croirait dans un village western quelque part au États-Unis, ou dans Castro à San Francisco. Pleins de restos assez chics, de petits cafés sympatiques et de boutiques d'antiquités et de linge "vintage". Quelques boutiques de lingeries fines aux enseignes rigolotes. Quartier assez bigaré et agréable pour trotter le dimanche matin, café à la main. Une atmosphère similaire au boulevard St-Laurent s'en dégage, bref je m'y sens presque à la maison.

























mercredi 17 décembre 2008

Ahhh!!! Dur dur la vie sur la plage!

Ah C'est vraiment trop dur la vie sur la plage. En premier, il faut choisir une des huit plages qui m'est accessible. Ensuite, s'y rendre, se trouver une place sur la plage, dérouler sa serviette et s'allonger. Et là une fois arrivé, il fait chaud, le vent se lève et on a du sable dans les yeux. Puis, il faut se tourner tous les vingts minutes pour s'assurer de brûler uniformément. Lorsqu'il fait trop chaud, on est forcé de se lever pour entrer dans la mer. Ahhhh! Je vous jure, tout cela est épuisant.

Voici les 3 dernières plages de ma torture: Bondi Beach, Manly Beach et Tamarama. Il m'en reste au moins 5 à voir. Ouf! Quel horaire chargé.
























mardi 16 décembre 2008

Une week-end aux Blue Mountains - pour la fête de Lauchar

Samedi dernier, nous somme partis, Lauchar et moi pour les Blue Moutains. À environ deux heures de train de Sydney vers le nord ouest. Nous sommes arrivés vers midi dans la charmante petite ville de Leura. On se croirait au Vermont ou au New Hampshire. Petite ville d'une seule rue commerciale, boutiques d'antiquités, cafés, restos. Pour célébrer les 37 ans (héhé) de Lauchar, j'ai loué un genre de petit chalet sur un terrain très charmant, The Leura Old Dairy Farm. Cinq ou six bâtiments indépendants les uns des autres, d'une ancienne ferme laitière, ont été transformés en auberge. Très charmant. On a pour nous tous seul, 4 fois la dimension de l'appartement de Lauchar à Sydney.

En après-midi, j'ai réservé un guide avec un 4X4, question de polluer un peu... ;-) Grand tour de la région avec un guide dénommé Michael Jackson, archéologue de métier, mais aussi musicien spécialiste du didgeridoo, assez calé aussi en biologie; il nous parle de la formation des montagnes, de la faune et de la flore de la région. Il nous dirige du sommet de la vallée dans une grotte à flanc de montagne avec une impressionnante vue sur la vallée, puis nous descend dans cette vallée pour une marche en forêt pluvieuse (? - rain forest, on dit comment en français?) où nous attendent bien tranquillement des fougères géantes. Bel après-midi mais très très venteux. D'ailleurs le soir même, nous avons droit à une tempête de vent sur fond de pleine lune. Romantique dîner dans un resto français de Leura, on se croirait perdu dans le décor d'une petite ville française. Le lendemain, nous prenons le train vers Katomba, ville plus toursitique, grande marche en après-midi à partir d'un point de vue sur les Three Sisters pour longer les falaises jusqu'au téléphérique qui traverse la vallée. Vues fantastiques, le vent s'est un peu calmé, mais c'est surement un bon 7 ou 8 degrées de moins qu'à Sydney. Retour par le train de fin d'après-midi. Quel beau week-end et en bonne compagnie! ;-)

Les photos sont en ordre chronologique inversé, de la fin vers le début de notre week-end.
























































Sydney - premières impressions - quelques clichés -

Me voilà à Sydney depuis 2 semaines maintenant. J'apprivoise la ville et le quartier où habite Lauchar, à la frontière de Surry Hill et Redfern (où il ne faut pas aller apparemment). La ville est magnifique de prime abord. Un beau centre-ville assez moderne et bien compacte. Aussi, une des choses les plus importantes pour moi dans une ville: Sydney peut se faire à pied. J'adore apprendre à connaître une ville en la marchant de long en large, d'est en ouest, du nord au sud. C'est là, il me semble, le meilleur moyen de vraiment voir une ville, chaque rue, chaque commerce, l'impression de passer d'un quartier à l'autre, de revoir les habitués de chaque place, mais aussi de croiser ses habitants. À Sydney, on ne dit pas qu'on vit à Sydney, mais on s'identifie plutôt à un quartier. Les gens semble apporter beaucoup d'importance à cette dénomination: on est de Surry Hill, ou de Wolloomooloo ou de PottsPoint (très riche) ou de Redfern (plutot coupe gorge) et ainsi de suite. Bien sûr je n'ai pu marcher jusqu'en banlieue, Sydney comme tel s'étend sur des kilomètres.

J'ai beaucoup marché le centre-ville et surtout les abords de la baie de Sydney. Plusieurs très beaux parcs: Hyde Park, Centennial Park. C'est étrange, les décorations de Noël semblent avoir été oubliées là de l'an passé tellement les palmiers et les 30 degrés celsius ne cadrent pas avec ma conception de Noël. Près de la place de l'Opéra, un magnifique jardin botanique, le Royal Botanic Garden and Domain. Très grand parc qui offre à voir une multitude remarquable de plantes, arbres, fleurs et végétaux de tout acabit, mais aussi une vie animale assez mouvementée et bruyante. Des oiseaux étranges que je ne saurais nommer, des cacatoès, des perroquets mais aussi des chauve-souris. Remarquez dans les photos plus bas, les chauves-souris sont grosses comme des chats! Oui oui, grosses comme des chats! Le jour, elle dorment suspendues, mais dès le jour tombé, c'est une envolée assez impressionnante (sinon épeurante) dans le ciel de Sydney. Si vous êtes dans ce parc à la tombée du jour, c'est vraiment un étrange spectable. Quelle chance qu'elles ne soient que frugivores!

Sinon, eh bien, difficile de manquer les deux landmarks les plus photgraphiés de Sydney, le Sydney Opera House et le Sydney Harbour Bridge, affectueusement surnommé par les sydnéens "The old coat hanger". Le pont est impressionnant, gigantestque structure de métal; on peut le traverser en voiture, en train, en vélo, et aussi une expédition touristique vous amène marcher directement sur l'arche la plus élevée du pont pour la modique somme de 145.00$. Peut-être avant que je ne quitte Sydney, je ferai cette marche.










































































Dernière anecdote japonaise - lisez et riez!


Alors voilà ma dernière anecdote japonaise. Je suis à l'aéroport assis à la porte d'embarquement. Je suis concentré sur mon iphone à jouer à quelque jeux pour dilapider l'heure qui me sépare de mon vol vers Sydney. Voilà qu'arrive de nulle part, une horde d'adolescentes japonaises dans leur traditionel costume d'écolière. Une d'elles s'assoit en face de moi et me fixe litéralement. À chaque fois que je lève les yeux en sa direction, elle glousse de rire en tenant sa main devant sa bouche. Ce rire si typique aux femmes japonaises. Premier regard, rire. Second regard, rire encore plus grand. Troisième fois que je la regarde, le fou rire me prend à mon tour. Alors là, c'est toute sa classe, une vingtaine de jeunes japonaises qui me regardent en riant. Je ne peux me retenir, et prend une photo avec mon iphone. Wow! C'est comme le forum au complet qui fait la vague devant moi. Une onde de surexitation les emporte toutes! Elle me demande en me faisant des signes si elle peuvent me photographier à mon tour. Je réponds en japonais: "hai, hai" (oui,oui). Je me suis fait photographié à tour de rôle avec au moins une dizaine d'entres elle, avec à chaque photographie, des gloussements de rires gênés. J'ai su sur l'avion, qu'une école secondaire au complet partait pour Sydney. Je serai dans leur album souvenir!

Sinon, petit compte rendu de mes deux plus grosses gaffes au Japon.

Gaffe numéro 1: Dans un restaurent à Hiroshima, un soir, j'entre, et comme dans la pluspart des isakaya, on doit enlever ses chaussures. Parfois à la porte, il y a des sandales, qu'on enfile pour ne pas trop s'user les bas. Alors dans ce resto, j'enlève mes chaussures et enfile les sandales qui sont là, sans trop lire ce qui est écrit dessus: TOILET. C'était en fait les sandales pour aller aux toilettes avec lesquelles je me baladais dans le restaurant. Pas besoin de vous dire qu'en moins de deux, j'avais trois serveurs à mes trousses, me faisant de large signe en pointant en direction de mes pieds. Tout rouge de honte, je me suis précipité à l'entrée et remis là les sandales des toilettes!

Gaffe numéro 2: Dans un café de Tokyo, un midi, je voulais briser un peu le menu japonais et avais le goût d'un bon sandwich. Et bien, j'ai pris un de leur sandwich dans le comptoir de présentation pour l'emporter à la caisse. Il s'agissait en fait, d'un sandwich en plastique que j'ai pris pour un vrai. Il avait l'air si crédible. Encore une fois, une des employées du café s'est précipité vers moi, en se pliant en deux, en me demandant de lui remettre le dit sandwich qu'elle s'est empressé d'aller remettre dans le comptoir de présentation. Je riais un peu gêné, eux n'avait pas l'air de la trouver drôle du tout. Oups!